Hubert m’a transmis son savoir-faire. Aujourd’hui, je le fais vivre à mon tour.
Il y a le cuir que l’on déroule sur la table, le grain que l’on observe, une machine ancienne que l’on entend se mettre en mouvement. Et derrière chaque geste, il y a ce qu’un homme a pris le temps de transmettre à un autre.
Je suis Robin Richeux, artisan ceinturier à Pornic depuis 2011. Ici, je fabrique des ceintures en cuir pleine fleur destinées à vous accompagner longtemps — jusqu’à porter les marques de votre quotidien et devenir vraiment les vôtres.
Hubert ne m’a pas seulement appris à fabriquer une ceinture
Hubert Bouvier, de l’Atelier l’Escarcelle, est un ami d’enfance de mon père. Il connaissait ce métier, ses gestes, ses exigences, mais aussi tout ce que l’on apprend au contact des clients et que l’on ne trouve dans aucun manuel.
Un jour, il a choisi de me transmettre ce savoir-faire. Sans contrepartie. Par envie de partager ce qu’il avait appris et de voir ce métier continuer à vivre. Il m’a montré les techniques de fabrication, mais aussi la patience, la parole donnée et l’attention portée à la personne qui repart avec l’objet.
Je n’ai jamais considéré ce cadeau comme un simple point de départ. Chaque fois que je prends le temps de bien faire un geste, que je refuse une solution plus facile mais moins solide, ou que je cherche à réparer plutôt qu’à remplacer, j’essaie d’être digne de ce qu’Hubert m’a transmis.
Aujourd’hui encore, cette histoire continue : Hubert vient dans mon atelier pour certaines fabrications, et je vais chez lui lorsque sa grande presse hydraulique est nécessaire aux découpes les plus lourdes.
Des premiers marchés aux milliers de ceintures portées
En 2011, mes premières ceintures ont quitté l’atelier pour les marchés locaux autour de Pornic. J’ai découvert le plaisir très concret de voir quelqu’un toucher le cuir, essayer une ceinture, choisir sa boucle, puis repartir avec un objet que j’avais fabriqué.
À partir de 2015, les festivals et marchés médiévaux sont devenus mon principal terrain de rencontre. Dans cet univers où les matières et les objets ont une présence particulière, j’ai beaucoup écouté. Une remarque sur une largeur, une taille ou un passant pouvait rentrer avec moi à l’atelier et améliorer la fabrication suivante.
Création de l’entreprise et premières rencontres sur les marchés locaux.
Développement sur les festivals et marchés médiévaux partout en France.
Le même contact direct, prolongé par le site, après plusieurs milliers de ceintures.
J’ai également connu le marché de Noël de Nantes, place Royale. Le décor a changé au fil du temps, du stand au site internet, mais pas ce qui compte : derrière chaque commande, il y a encore un artisan, une matière et une personne à satisfaire.
Le moment où la peau révèle les ceintures qu’elle peut devenir
Je ne reçois pas des sangles déjà prêtes. Je commence avec une peau entière de cuir bovin pleine fleur.
C’est le moment de fabrication que je préfère. Je passe la main sur la peau, j’en observe le grain, les variations et les petites marques. Puis je cherche comment la transformer au mieux, où placer les sangles, dans quel sens les couper. La matière naturelle ne se commande pas : elle demande de l’attention.
Viennent ensuite les bords arrondis, les deux couches de teinture aqueuse sur les tranches, la préparation des passants à la pareuse, les trous, les pressions, le montage et le contrôle final. Une suite de gestes précis pour obtenir un objet qui paraît simple — parce que rien d’inutile n’y a été ajouté.
Le cuir ne reste pas figé : il apprend votre manière de vivre
Quand une ceinture quitte l’atelier, sa fabrication est terminée, mais son histoire commence à peine. Le cuir pleine fleur s’assouplit, épouse progressivement le corps et développe une patine qui n’appartiendra qu’à la personne qui le porte. Avec le temps, la ceinture devient plus familière, plus personnelle — parfois même celle que l’on cherche spontanément chaque matin.
Pensée pour être gardée, adaptée et réparée
La boucle est interchangeable. Vous pouvez changer son style ou la remplacer sans jeter une sangle dont le cuir a encore de nombreuses années devant lui.
Je cherche le meilleur rapport possible entre la qualité de la matière, la solidité de la fabrication et un prix cohérent. Pas une apparence luxueuse ajoutée autour du produit : de la valeur là où elle vous sera vraiment utile.
C’est cette simplicité qui permet à la ceinture de traverser les usages, les styles et les années sans perdre sa raison d’être.
Comprendre ses outils, les entretenir et les faire durer
Dans l’atelier, les mains travaillent avec des machines spécialisées : coupe-bande, presses, machine de finition des tranches et pareuse Fortuna. Certaines sont anciennes, lourdes, presque indestructibles. Je les entretiens, les répare et les améliore lorsque cela peut rendre leur geste plus précis.
Cette autonomie me ressemble. J’ai également conçu et réalisé l’installation solaire qui alimente l’atelier : plus de 15 kWc de panneaux, associés à des batteries, sans raccordement au réseau électrique national.
Faire soi-même ne signifie pas tout faire seul. Cela signifie comprendre ce que l’on utilise, prendre soin de ce qui peut durer et rester libre de l’améliorer. C’est la même logique pour l’atelier, les machines et les ceintures.
Je reste là quand votre ceinture a déjà commencé sa vie
La personne qui vous conseille est aussi celle qui fabrique. Si vous hésitez sur une taille, une largeur ou une boucle, je peux vérifier votre choix avec l’expérience de l’atelier. Le guide des tailles de ceinture vous aide également à partir sur la bonne mesure.
La sangle et la boucle sont garanties deux ans, selon les conditions générales de vente. Si votre ceinture devient trop grande, je peux la raccourcir gratuitement, même plusieurs années après l’achat ; seuls les frais d’envoi restent à votre charge.
Boucles et passants peuvent être remplacés séparément. Et au-delà de la garantie, je regarde toujours si une réparation est possible avant de conclure qu’il faut remplacer. Pour moi, une ceinture faite pour durer mérite un artisan qui ne l’oublie pas une fois le colis expédié.
Comprendre pourquoi mes ceintures sont faites pour durer et rester réparables
Qu’un jour, une ceinture fabriquée ici raconte aussi un peu de votre histoire
Dans trente ans, j’aimerais pouvoir dire à mes enfants que je fabriquais des ceintures simples, avec le meilleur rapport qualité-prix possible, et que les personnes qui les achetaient étaient heureuses de les porter.
Cette phrase relie tout : ce qu’Hubert m’a donné, ce que je fais de mes mains aujourd’hui, et ce que vous emportez lorsque vous choisissez une ceinture sortie de mon atelier.
Je ne peux pas savoir où elle vous accompagnera. Je peux seulement la fabriquer avec assez de soin pour qu’elle ait le temps de le découvrir avec vous.
Trouver la ceinture qui écrira son histoire avec vous
Choisissez la largeur, la couleur et la boucle qui vous ressemblent. Je m’occupe ensuite de la fabriquer et de la contrôler dans mon atelier de Pornic.